Publication annoncée : 23/01/2019

Brève présentation de l’autrice : 

Après avoir dirigé son école de danse pendant 22 ans à Bourgoin-Jallieu, en Isère, Anne-Marie Bougret a cessé ses activités à la suite d’une blessure. Qu’à cela ne tienne : elle s’est installée en Normandie. Depuis 2007, elle s’est reconvertie à l’écriture, et à sa passion pour Virginia Woolf. Pendant plusieurs semaines, elle a vécu dans la région de Brighton (ce n’est pas un hasard), afin de maitriser suffisamment la langue de Shakespeare, et lire en version originale les ouvrages de la romancière.

Quatrième de couverture : 

Clara lit dans le journal que son amant est mêlé à une affaire de meurtre et de proxénétisme. Un comble quand on est une fervente admiratrice de Virginia Woolf et de son féminisme avant-gardiste !

Pour tirer cette affaire au clair, elle entraîne sa vieille amie Sally dans une histoire qui les dépasse, à travers une région où rôde le fantôme de la célèbre romancière.

Clara parviendra-t-elle à échapper à la mafia, et à réhabiliter à la fois l’honneur de son amoureux et la mémoire de son égérie ?

Mon avis :

Je ne dirai pas que Clara ressemble comme deux gouttes d’eau à Anne-Marie, mais elles présentent plusieurs points communs : anciennes danseuses, passionnées par Virginia Woolf et la région dans laquelle elle a vécu.

D’emblée, le lecteur est imprégné d’une ambiance très british, aux odeurs de scones, de tea time et de jardins fleuris. 

Rien de reposant, pourtant : j’ai dévoré d’une traite ce roman qui mêle une enquête policière, un plongeon dans le passé de Virginia Woolf, avec un brin de fantastique et une histoire d’amour en toile de fond. Des ingrédients de qualité, cuisinés avec habileté. 

Impossible de situer ce roman dans une catégorie connue. Polar ou thriller ? Ni l’un ni l’autre, mais un peu les deux à la fois. Romance ? Certes, mais pas à l’eau de rose. Essai féministe ? Oui, mais avec beaucoup de nuances. Je préfère le qualifier d’« humaniste », parce qu’Anne-Marie cherche seulement rendre à la femme sa place naturelle dans la société moderne.

Je vous laisse deviner si j’ai aimé.