Les différentes maisons de Virginia Woolf – 1ère partie –

Au 22 Hyde Park Gate à Londres

C’est un réel bonheur que de me replonger pour vous dans la vie de cette écrivaine hors du commun.

 

Tout d’abord, c’est au 22 Hyde Park Gate à Londres que naît le 25 janvier 1882 à Londres la petite Adeline Virginia Alexandra Stephen. 

C’est dans ce bâtiment étroit et haut de six étages, avec une volée de marches pour atteindre la porte d’entrée et un petit jardin par-derrière, que Virginia vécut pendant vingt-deux ans, au sein d’une maisonnée qui compta jusqu’à dix-huit personnes (domestiques inclus). 

Pour Virginia, cette maison incarne l’obscurité, les objets massifs, l’enfermement, l’intérieur. 

Elle en fera le symbole de la vie domestique victorienne et de toute son histoire familiale : « L’endroit semblait empêtré et emmêlé d’émotions. »

À la fin du XIXe siècle, les femmes avaient pour unique vocation de rester enfermées la plupart du temps chez elles.

Cette maison existe toujours et se trouve dans une étroite impasse qui débouche sur Kensington Road, « la superbe grand-rue qui s’étend de Hammersmith à Piccadilly ».

Ce quartier est comme un grand village où tout le monde se connaît. Dans son enfance, Kensington est son territoire et sa vie.

 

Talland House à St-Yves

 

Talland House à St-Yves où la famille Stephen passent tous leurs étés de 1882 à 1894. 

Cette maison proche de la mer, louée par le père de Virginia, est synonyme de bonheur et idéalisée par Virginia Woolf. C’est une solide bâtisse du milieu du siècle, qui contient assez de pièces pour loger enfants, amis et domestiques (même si certains visiteurs, comme Henry James, séjournent au luxueux Tregenna Castle Hotel, en haut de la colline).  

 

 

Au 46 Gordon Square dans le quartier de Bloomsbury à Londres

Après la mort de leur père, Virginia, Vanessa et Adrian vendent le 22 Hyde Park Gate et achètent une maison au 46 Gordon Square dans Bloomsbury.

Ils y font la connaissance de Lytton Strachey, Clive Bell, Saxon Sydney-Turner, Duncan Grant et Leonard Woolf (un ancien étudiant de Cambridge, ami d’Adrian et de Lytton Strachey).

Ils forment ensemble le noyau du cercle d’intellectuels connu sous le nom de Bloomsbury Group.

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