GF Spencer, écrivain, de son vrai nom Gérald Vausort.

Bonjour les amis,

Pour mon sixième retour, Je me suis laissé bercer par le premier opus d’Anne-Marie Bougret, « Intrigue chez Virginia Woolf »

Tout d’abord, laissez-moi vous présenter cette auteure et son parcours atypique dans le monde littéraire.

Biographie :

Née à Montluçon dans l’Allier. Elle a grandi au milieu des toiles de son père, artiste peintre. Très tôt, elle se passionne pour la danse et se rend à Paris pour y apprendre ce qui deviendra son métier. Trente années durant, Anne-Marie danse sa vie, insouciante et volontaire, allant jusqu’à la rupture. Tandis que son corps devient douleur, la littérature la sauve. Passionnée par l’Angleterre et les écrivains anglo-saxons, mais aussi par les causes féministes, un séjour à Brighton déclenche son besoin de s’exprimer par la plume. Les causes écologistes et animales font aussi partie de ses centres d’intérêts.

Titre : Intrigue chez Virginia Woolf

Type : 

Sans être vraiment un polar, cette belle histoire reste tout de même une enquête, à laquelle viennent s’ajouter des éléments de romance et de surnaturel. Cherry on the cake, une morale nous y est distillée, pointant du doigt les excès du machisme qui empêcha au fil des siècles l’épanouissement de l’art et de littérature au féminin. À travers le personnage de Virginia Woolf, Anne-Marie Bougret nous livre une grande leçon d’humanité.

Style: 

D’abord, je me suis dit que l’autrice (je pense qu’Anne-Marie préfère ce mot) devait avoir vécu en Angleterre pour avoir acquis cette plume. Ensuite, tandis que je progressais dans l’intrigue, j’ai compris que la possibilité d’une vie antérieure dans le Sussex ne pouvait être écartée. Et finalement, alors que je refermais ce volume à l’apogée de ma satisfaction, je me suis surpris à penser que c’était moi qui étais en train de me transformer en une tranche de rosbif ! 

Nous sommes dans de la littérature britannique, mes amis… de la vraie, agathachristienne ou janeaustenienne, ou, soyons fous… virginiawoolfienne ! Ces atmosphères teintées de candeur et de flegme, aux effluves d’Earl grey et de porridge, au sein desquelles se construit peu à peu l’intrigue, inexorablement dramatique, qui vous enveloppe dans un épais brouillard dont seul l’incontournable duffle-coat pourrait vous préserver…

Sujet : 

Clara vit depuis peu dans le Sussex. Elle y rencontre Sally (non, y a pas Harry) qui, quand elle était adolescente, a croisé les pas de Virginia Woolf, à laquelle elles vouent toutes deux une grande passion. LA mission s’impose alors à l’esprit de Clara : percer les mystères qui planent sur les derniers moments de la vie de la célèbre autrice. Embarquées malgré elles dans une sinistre affaire criminelle, leur enquête ne sera pas un long fleuve tranquille…

Avis : 

Que dire de cette œuvre ? Les premières pages furent un choc pour moi. Et la raison en était le style. Je ne m’y attendais pas du tout, qui plus est chez une autrice métropolitaine. Je dois vous avouer que ce n’était à priori pas du tout ma « cup of tea ». (Et celles ou ceux qui m’ont lu comprendront…). J’ai donc été conquis, rôti à point, et Dieu sait ce que ça me fait plaisir d’être surpris de si jolie façon !

Liens : 

Ce roman étant en cours d’édition, je ne peux pour l’instant vous transmettre de lien commercial. Dans l’attente de réponses d’éditeurs, la date de sortie n’est pas encore définie. Donc CHERS EDITEURS, SI VOUS M’ENTENDEZ, NE RATEZ PAS CE PAGE TURNER !

Plus d’infos sur sa page Facebook…

https://www.facebook.com/AnnemarieBougretAutrice/

Ou sur son blog…

https://bougret.com

Ou sur son site :

https://ambougret.wixsite.com/website

Quatrième de couverture :

Clara lit dans le journal que son amant est mêlé à une affaire de meurtre et de proxénétisme. Un comble quand on est une fervente admiratrice de Virginia Woolf et de son féminisme avant-gardiste !

Pour tirer cette affaire au clair, elle entraîne sa vieille amie Sally dans une histoire qui les dépasse, à travers une région où rôde le fantôme de la célèbre romancière.

Clara parviendra-t-elle à échapper à la mafia, et à réhabiliter à la fois l’honneur de son amoureux et la mémoire de son égérie ?

Couverture : 

 Toujours au stade de projet, Anne-Marie m’a fait parvenir une de ses inspirations graphiques… (voir l’image jointe)

Extraits choisis :

« Lorsque Clara Wyatt-Sainclair ouvrit les rideaux de sa chambre d’hôtel, une fine couche de neige avait recouvert Paris. Les toits hérissés de cheminées s’étaient métamorphosés en une nuit, comme si la capitale accueillait l’expatriée en revêtant ses plus beaux atours, afin d’attiser son désir et la retenir. En cette heure matinale, elle s’amusa à observer les fenêtres. À travers ces milliers d’yeux, abritant d’innombrables vies, elle essaya d’en deviner la teneur. L’atmosphère était insolite et gaie, et lorsqu’elle baissa les yeux, elle aperçut les rares passants qui regardaient leurs pieds pour ne pas tomber. Elle n’en revenait pas d’être ici, dans cette capitale, où les plus grands écrivains venus des quatre coins du monde avaient vécu et s’y étaient rencontrés ».

« Alors leurs rires perlés se mêlèrent au chant des oiseaux, au parfum des fleurs et au bourdonnement intermittent des insectes. Tellement accaparées par leur discussion, les deux femmes ne s’étaient pas rendu compte que les derniers rayons du soleil étaient en train de disparaître. Magnifié par la luminosité rasante et orangée de cette fin d’après-midi, le jardin de Sally était un enchantement. »

Merci à Anne-Marie Bougret de m’avoir permis de découvrir cette œuvre, qui, pour une première, est sacrément bien balancée ! 

Bon vent pour la suite !